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Soucieuse défense

dimanche 4 juillet 2021 par Philippe Leymarie

Les armées françaises vont renouer, le 14 juillet prochain, avec les plaisirs et fiertés des défilés à l’ancienne — annulés l’an dernier pour cause de Covid-19 [1]. En tête, sur les Champs-Élysées à Paris, elles ont placé de petits échantillons des « forces spéciales » prêtées par quelques pays européens pour épauler les soldats français au Sahel, au moment où leur opération-phare, « Barkhane », est dissoute par l’exécutif. C’est aussi le moment où les dossiers « défense » se bousculent à l’Élysée et au gouvernement, dans les état-majors, aux assemblées parlementaires, dans les entreprises industrielles de défense, ou chez les partenaires de la France au sein de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique. Revue de détail.

Un nouveau patron pour les armées.
À partir du 21 juillet, le poste de chef d’état-major des armées — terre, air, espace, mer, cyber — change de titulaire. Le général François Lecointre — nommé en juillet 2017, en remplacement du général Pierre de Villiers, démissionnaire — souhaitait laisser la place depuis quelques temps, mais en avait été dissuadé par le président Emmanuel Macron.

Réfutant tout désaccord avec le chef suprême des armées, le général a dit « souhaiter réellement partir, notamment pour éviter une politisation de la fonction de chef d’état-major des armées ». Selon cet officier, il est bon que les deux calendriers soient dissociés, « afin d’éviter que l’on croie qu’un chef d’état-major est choisi pour ses opinions politiques » (Grand jury RTL-LCI-Le Figaro du 13 juin 2021).

Plus concrètement, le général Lecointre ne souhaitait apparemment pas être le grand ordonnateur du « démontage » de « Barkhane », au Sahel — une opération qu’il avait contribué au contraire à développer. Son aura a été affaiblie aussi par l’affaire des tribunes de militaires, publiées en avril dernier par l’hebdomadaire Valeurs actuelles. Le départ de François Lecointre a donné le signal d’un grand « mercato » des chefs militaires, ces semaines-ci.

Le général Thierry Burkhard, qui lui succède, commandait déjà l’armée de terre, numériquement la plus importante. Issu de la Légion étrangère, il a un profil moins intellectuel, et plus « opérationnel ». Il mettra l’accent sur la préparation des forces et de l’évolution des équipements, dans la perspective d’un « durcissement » de la posture de défense. Ainsi que sur la communication, dont il est un des ardents partisans [2].

Guerre civile

Les polémiques autour des tribunes de militaires. Elles ont laissé des traces. Publiées par un journal clairement ancré à droite, signées par quelques milliers de personnes, en majorité retraitées, elles ont appelé à « l’intervention » de l’armée pour la « protection des valeurs civilisationnelles », notamment contre la « horde des banlieues », insistant sur de graves risques de « guerre civile », annonçant « des morts par milliers » dont le pouvoir portera la responsabilité s’il « continue à tergiverser » [3].

Six des signataires, des officiers généraux 2S (retraités encore rattachés à l’institution et soumis au devoir de réserve) ont été convoqués par le ministère des armées, leurs propos ayant « engagé l’image des armées » et « porté sur le devenir de la cohésion et de la sécurité nationale », avec cette tribune « au ton accusatoire, outrancier et polémique ».

Le général Henri Bentegeat, ancien chef d’état-major sous les présidents Mitterrand et Chirac, actuellement vice-président du comité d’éthique de la défense, s’est dit de son côté « choqué et agacé » par ces initiatives « qui peuvent affecter la confiance des Français dans leurs armées ».
Pour lui, « ces militaires sont manipulés ». (Le Point, 10 mai 2021).

Votes à droite

Ces généraux retraités pourraient être sanctionnés, de manière formelle, et pour l’exemple, au terme d’une procédure complexe (qui risque d’ailleurs de se perdre dans les sables), de même qu’une vingtaine de signataires qui sont militaires d’active.
Mais le plus spectaculaire aura été la promptitude de la présidente du Rassemblement national (RN), Mme Marine Le Pen, à saluer leur initiative : « Je souscris à vos analyses et partage votre affliction, et (…) comme vous, je crois qu’il est du devoir des patriotes français, d’où qu’ils viennent, de se lever pour le redressement et même le salut du pays ».

La dirigeante du RN invite les signataires à « prendre part à la bataille qui s’ouvre », tout en prenant soin de préciser que la dite bataille sera « politique et pacifique ». Mais cet épisode des tribunes a eu pour effet d’attirer à nouveau l’attention sur la surreprésentation des opinions de droite au sein des armées et des forces dites « de l’ordre », comme l’avait déjà indiqué, lors de diverses élections, la forte proportion de votes à droite dans des bureaux proches de casernements ou de bases militaires.
Épisode qui a par ailleurs donné l’occasion à une partie de la gauche, notamment les Insoumis, de dénoncer une « entreprise factieuse ».

Rester autrement

Fin de « Barkhane », au Sahel, mais pas de la présence militaire française.
Le « démontage » de cette opération en cours depuis 2013, à l’échelle des cinq pays du G5-Sahel, sera le premier souci du nouveau chef d’état-major des armées : un désengagement en bon ordre, même partiel, est une manœuvre délicate et risquée, militairement comme politiquement.

La décision, annoncée le 10 juin dernier par le chef de l’État, devra déboucher sur « une transformation profonde de notre présence militaire », mais pas sur un désengagement total, ce qui fait dire à l’association Survie que la France entend « rester autrement », espérant « maintenir son influence dans la région en mutualisant une opération militaire dont elle est l’unique initiatrice ».

En vue, une diminution de moitié de l’effectif actuel de Barkhane (actuellement, 5 100 soldats, relevés tous les quatre mois) d’ici 2023. Il faudra donc substituer à cette opération un modèle alternatif de coopération et d’organisation en prenant appui à la fois sur les armées du G5-Sahel et sur les forces spéciales européennes, qui étaient plutôt jusqu’ici les maillons faibles du dispositif de sécurité déployé dans la région.
« Une double manœuvre périlleuse, juge la lettre d’analyse Africa Intelligence : amorcer un premier retrait [français], ‘tout en appelant les capitales européennes à s’impliquer davantage ».

Quelques pays — Estonie, République tchèque, Suède, Danemark — sont déjà engagés dans la nouvelle force Takuba, composée d’éléments des forces spéciales, type « commandos », destinés à combattre aux côtés des armées du G5-Sahel, notamment dans le Liptako-Gourma, la zone des « trois frontières » (Mali, Niger, Burkina).

D’autres — Italie, Roumanie, Belgique — sont attendus sur le terrain prochainement, tandis que les Pays-Bas, le Portugal et tout dernièrement la Serbie ont promis de participer d’une manière ou d’une autre à cette force européenne où continueront à figurer également des éléments significatifs des forces spéciales françaises.

Un prochain sommet devrait rendre officiel le transfert du secrétariat de la Coalition pour le Sahel de Paris à Bruxelles, tandis qu’à New York, à partir du 1er juillet, la nouvelle présidence française du Conseil de sécurité de l’ONU s’efforcera d’inciter les Nations unies — déjà largement présentes au Mali dans le cadre de la force MINUSMA — à s’associer au financement et à l’appui militaire aux autres États du G5-Sahel.
Des conversations sont en cours également pour essayer d’impliquer au moins politiquement l’Algérie dans les efforts pour stabiliser le Sahel.

Réparer les armées

Le futur en pointillés de la Loi de programmation militaire (LPM).
Une clause de « revoyure » avait été prévue à mi-chemin de l’application de cette loi, qui couvre la période 2019-25 : on y est. Mais le gouvernement, pour qui la LPM a été appliquée « à l’euro près » depuis trois ans, a renoncé au dépôt d’une loi d’actualisation, pourtant prévu à l’article 7 de la LPM, concédant une simple déclaration politique suivie d’un débat et vote sur quelques heures dans chaque assemblée.
Ces débats se sont tenus les 22 et 23 juin derniers.

Si l’Assemblée nationale s’en est contenté, et a approuvé la déclaration du premier ministre Jean Castex, le Sénat a considéré en grande majorité que l’engagement de préparer une nouvelle loi pour confirmer la trajectoire budgétaire après 2022 n’a pas été tenu.

Les raisons invoquées par le gouvernement — récession, contexte incertain, variations erratiques du PIB — n’ont pas convaincu les sénateurs, pour lesquels une nouvelle loi se justifiait en raison d’une évolution du contexte économique ainsi que des menaces militaires ; et découlait en outre d’une promesse faite lors de l’adoption de la LPM en 2018, en contrepartie du très large soutien accordé à ce texte par leur assemblée (326 voix pour, 14 contre).

Peu de sénateurs ont remis en cause la démarche présentée comme « historique » du gouvernement depuis 2018, et dont s’est félicité devant eux le premier ministre Jean Castex : un budget défense porté à presque 40 milliards d’euros en 2021, afin d’abord de continuer à « réparer les armées » dont les effectifs, le matériel et le cadre de vie étaient dégradés ; puis de s’adapter aux nouvelles menaces (cyber, espace) ; et enfin de renouer avec un modèle « d’armée complète » — loin des suppressions de postes, des décalages de programmes, des impasses sur certaines capacités militaires, ou de l’utilisation des budgets militaires par Bercy comme « variables d’ajustement ».

Mais toutes les formations politiques, à l’exception du parti gouvernemental (LREM), peu représenté dans la Haute assemblée, ont regretté que le gouvernement ait décidé de lui-même de s’affranchir de la lettre de la LPM de 2018, et elles ont donc voté mercredi contre la déclaration gouvernementale (par 236 voix contre 46).

Prochaine majorité

Selon les sénateurs, la vigilance du parlement est d’autant nécessaire, que la « pente douce » de l’augmentation des crédits défense (+ 1,7 milliard par an), est appelée à devenir plus escarpée (+ 3,5 milliards par an, à partir de 2022, pour financer la modernisation de l’appareil de dissuasion), renvoyant la suite de l’effort budgétaire — 44 milliards en 2022, et presque 50 en 2023 — … « à une majorité présidentielle potentiellement différente », c’est à dire sans garantie d’une vertueuse application de la loi-programme, surtout en ces temps de Covid-19…

Selon la commission de défense et des affaires étrangères du Sénat, qui s’est mobilisée sur le sujet ces derniers mois, le périmètre d’actualisation de la LPM — si l’exécutif avait accepté d’en débattre — aurait été au minimum de 8,6 milliards d’euros (et non pas d’un seul petit milliard, comme indiqué par le gouvernement).

Plusieurs programmes, selon le sénat, seront touchés dans les mois et années qui viennent par des reports de commandes ou de livraisons : bâtiments de lutte anti-mines, bâtiment hydrographique, poids-lourds 4/6 tonnes, Eurodrone, véhicules blindés légers (VBL), blindés Griffon, véhicules des forces spéciales.
Le parc de chasseurs Rafale ne comptera que 117 appareils en 2025, au lieu des 129 prévus ; tandis que le déficit de médecins du Service de santé des armées s’aggrave encore, passant de 97 postes vacants en 2020 à 136 cette année.

À signaler, deux points de vue alternatifs exposés à la tribune du sénat.
Celui du groupe écologiste (GEST), pour qui une puissance aujourd’hui très moyenne comme la France ne doit plus s’entêter à vouloir disposer d’un « modèle d’armée complète », qui est en fait hors d’atteinte : la seule issue serait « d’accepter une interdépendance européenne », et d’entamer une réflexion sur le périmètre du parapluie nucléaire français, et son partage avec les partenaires européens.

Et celui du groupe communiste et assimilés (CRCE) pour qui il faut « cesser de courir sur tous les fronts d’escalade militaire », « changer de logiciel » et« réinterroger les objectifs de la LPM », revenir sur les grands programmes « éloignés de nos besoins de sécurité nationale », comme le futur porte-avions, et préserver la paix grâce au désarmement et non pas grâce à la « militarisation croissante de nos relations internationales ».

Système de systèmes

Inquiétudes sur l’avenir du programme franco-hispano-allemand SCAF.
Le parlement allemand, en dépit de ses réserves, a finalement donné un feu vert fin juin au co-financement de la phase de recherche « 1B », à hauteur d’1,3 milliard d’euros, de ce projet de futur système de combat aérien destiné à remplacer à l’horizon 2040 les Rafale et Eurofighter par une combinaison de nouveaux chasseurs, drones, systèmes de communication et de ravitaillement de nouvelle génération.

Mais le Parlement allemand n’a pas voulu s’engager sur la phase suivante de 3,2 milliards, qui débouchera sur la réalisation de démonstrateurs, d’ici 2025, puis sur une ultime phase de développement et de production.

En outre, la répartition des rôles sur le plan industriel, reste acrobatique, avec un écheveau complexe de « piliers », de « maîtres d’œuvre » , de « partenaires principaux » qui, à en croire l’Office des équipements de la Bundeswehr (cité par Le Monde, 25 juin 2021) « ne sont pas dans l’intérêt allemand et satisfont presque exclusivement les positions françaises » ; tandis que la partie française a dû batailler pour éviter que ses droits de propriété industrielle et intellectuelle (notamment ceux de l’avionneur Dassault) ne soient mis au pot.

Tous les observateurs et acteurs évoquent « une complexité sans précédent » sur le plan technique mais aussi politique, avec des arrière-pensées nationales, un découpage national des entités Airbus, un probable changement de majorité politique en Allemagne en septembre, sans parler de la concurrence du projet italo-britannique Tempest, qui fait craindre qu’aucun des deux futurs systèmes aériens ne soit commercialement viable.

Système de systèmes

L’autre projet franco-allemand structurant — la réalisation d’un char du futur, pour succéder aux Leclerc et Leopard — a connu les mêmes affres industrielles et politiques, et craint maintenant que les dépenses absorbées par la mise au point du complexe « système de systèmes » du SCAF, ne siphonnent les budgets militaires.

Les exportations d’armement à la peine. Les prises de commande ont marqué le pas en 2020, avec seulement 4,9 milliards d’euros (contre 8,3 en 2019), même si le nombre de licences délivrées est comparable à celui de 2019, et si la France conserve son rang de troisième exportateur mondial (mais rien de comparable avec les USA, avec 143,6 milliards d’euros, ou même la Russie, autour d’une quarantaine de milliards).

Avec une inquiétude : le meilleur client de l’industrie française, l’Arabie saoudite (703 millions d’euros), aura été aussi le plus critiqué. Le porte-parole du ministère des armées, en présentant début juin le rapport annuel au parlement sur les exportations d’armement, a fait valoir qu’il s’agissait essentiellement de systèmes de défense anti-aérienne, pour se protéger d’attaques de drones, et de robots de déminage sous-marin, pour faire face à l’insécurité dans le golfe Persique.

Et avec une certitude : s’ils sont signés avant la fin de l’année, les contrats Rafale avec l’Égypte, la Grèce et la Croatie feront fortement gonfler les chiffres à l’export pour 2021. En revanche, du côté du contrat de sous-marins avec Australie (remporté par Naval group, pour les submersibles, et par Lockheed Martin pour leurs systèmes d’armes), c’est la douche froide : le nouveau gouvernement de Canberra veut en revoir les conditions, et étudie un « plan B », avec une large « australisation »...

Revue consensuelle

La « Boussole stratégique » européenne cherche son Nord.
Pour la sénatrice Conway-Mouret, qui prépare un rapport d’information sur la question, l’idée de souveraineté européenne, et d’autonomie stratégique n’est plus un vilain mot, contrairement au passé. À l’exception de la Pologne — pour qui tout passe par l’OTAN, c’est à dire par Washington —, il y a aurait une évolution assez nette.

D’où l’espoir de sortir prochainement, à Bruxelles, un texte dit la « Boussole stratégique » européenne, qui s’apparenterait — en plus général et consensuel, pour avoir l’accord des Vingt-Sept — aux revues stratégiques et autres « Livres blancs » produits périodiquement dans divers pays. Des groupes de travail planchent, sur un mode tripartite : les Slovènes, Portugais et Français travaillent par exemple sur l’analyse des menaces.

Mais le désaccord des Européens, lors du conseil des chefs d’État le 23 juin, sur une simple reprise du dialogue avec Moscou, du fait du blocage des ex-démocraties populaires de l’Est ou des pays baltes, est un signal plutôt négatif.

En fait, beaucoup dépendra de ce que va faire l’OTAN, qui prépare avec la nouvelle administration Biden son plan « NATO 2030 », et cherche toujours à se trouver des vocations, pour sauver sa peau ; et de l’entregent des Français, qui prennent leur tour de présidence de l’Union européenne le 1er janvier prochain, comme il y a quatorze ans.

Grands défis

Or, depuis l’été 2008, le monde a changé, explique une note du groupe de réflexion Mars, publiée par La Tribune le 12 avril 2021 :

  • « La Russie a renforcé considérablement ses moyens militaires, d’après les leçons apprises du conflit russo-géorgien ; la Chine de Xi n’est plus le panda sympathique des JO de Pékin ; la France s’est retirée d’Afghanistan pour s’engager durablement au Sahel ; la Turquie est devenue un allié pour le moins incertain ; l’échec des printemps arabes a favorisé le djihadisme et exacerbé l’affrontement entre sunnisme et chiisme ; les espaces extra-atmosphérique et cybernétique sont devenus de nouveaux lieux de confrontation ; la menace NRBC [4] est devenue une réalité tangible, etc. Tout cela a contribué à ce que l’Europe prenne conscience de ses vulnérabilités. [Mais] au-delà de la liste des menaces, les États membres de l’UE sont-ils capables de s’entendre sur ce « dénominateur commun des intérêts partagés » [que la future présidence française appelle de ses vœux] ?

Les grands défis militaires qui attendent en 2022 le prochain président français. D’après le général Henri Bentegeat, qui fait figure de « grand sage », interrogé par Guerric Poncet (du Point, 10 mai 2021, op. cit.), le principal défi sera un « retour possible au combat de haute intensité », face à un ennemi disposant d’un armement « sensiblement équivalent au nôtre ».

Certes, il n’y a pas de véritable scénario de conflit de ce genre aujourd’hui, mais « les nationalismes refleurissent partout ouvertement », et « l’emploi de la force est de moins en moins inhibé ». Il faut donc, selon lui, « réapprendre à manœuvrer face à un ennemi classique ».

Autre défi : l’évolution des armements, avec des ruptures technologiques majeures, telles l’intelligence artificielle, qui imposent de repenser tout l’équipement et de consentir des investissements coûteux.

Troisième défi majeur : l’inévitable modernisation de la dissuasion nucléaire. Elle a été tellement repoussée que tout va être concentré sur les dix prochaines années : « Le surcoût sera colossal, il ne faut pas se faire d’illusions » , prévient le général.

Crédit photo : cc0 Mick Haupt, 2020.


Voir en ligne : https://blog.mondediplo.net/soucieu...


[1L’absence de défilé du 14 juillet, l’an dernier, était une première en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cette année, 5 000 soldats doivent descendre les Champs-Élysées, avec 220 véhicules, une centaine d’aéronefs, 200 chevaux de la Garde républicaine, etc.

[2Thierry Burkhard avait occupé des postes à la cellule communication de l’état-major général, à deux périodes différentes.

[3On s’est aperçu un peu plus tard que la publication de l’une des tribunes, le 21 avril, coïncidait avec le jour du 60e anniversaire du putsch d’Alger (1961), et avec le 19e anniversaire du premier tour de la présidentielle de 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen se qualifiait, pour la première fois, pour le second tour de ce scrutin.

[4Qui concerne les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques.

   

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