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L’AES : stopper une double diplomatie contradictoire

vendredi 17 avril 2026 par Diagne Fodé Roland

Le Mali vient d’annoncer son abandon de la reconnaissance du droit à l’autodétermination de la République Sahraouie, position historique majoritaire en Afrique, en ralliant l’annexion du royaume Chérifien avec la complicité israélienne, française et états-unienne.

C’est là une conséquence des contradictions qui l’opposent à l’Algérie qui a détruit son drone, abrite des séparatistes de l’Azawad et exploite les nappes de pétrole et de gaz partagés du sous sol frontalier entre ces deux pays africains.

Parallèlement, un pont diplomatique vient d’être jeté entre le Niger et le Burkina d’une part et l’Algérie d’autre part avec à la clef des accords économiques et militaires.

Mali, Burkina et Niger constituent, ensemble, la Confédération de l’AES et viennent de faire passer la force militaire commune de 5000 à 15000 pour faire face à la guerre hybride des mercenaires djihado-terroristes de l’OTAN.
Des programmes économiques industriels et bancaires sont aussi mis en œuvre par les États confédérés de l’AES.

Or, le Makhzen Marocain a des visées territoriales historiques sur le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et l’Algérie dont une illustration avait été « la guerre des sables » de 1963 à peine quelques mois après l’indépendance conquise de haute lutte par le Front de Libération Nationale algérien, sans oublier l’annexion du Sahara ex-colonie espagnole.

L’engagement du royaume Chérifien dans les « accords d’Abraham » pilotés par les impérialistes Yankee au profit de l’expansionnisme sioniste génocidaire israélien en fait une tête de pont de la recolonisation par l’agression de l’impérialisme en Afrique.

La volonté d’adhésion du Maroc retoquée à la CEDEAO est une autre illustration de son rôle de supplétif économico-financier de l’impérialisme français dans sa stratégie de subversion de la monnaie africaine sans et contre le franc colonial CFA.
Les investissements marocains dans les pays de l’ouest-africain se révèlent être des « chevaux de Troie » des Banques et Firmes impérialistes, notamment français.

Le droit du Mali d’être ferme avec l’Algérie sur la destruction du drone, l’exploitation indue et le soutien aux séparatistes de l’Azawad ne peut et ne doit conduire à l’alignement sur l’agent impérialiste Chérifien.

L’AES doit harmoniser sa stratégie diplomatique commune en faisant comprendre à l’Algérie qu’elle joue contre elle-même parce qu’elle est aussi visée par le projet de recolonisation de l’Afrique par les impérialistes.

L’Algérie est visée tout comme tous les États laïcs indépendantistes pétroliers et gaziers comme l’Irak, la Syrie, la Libye, etc. L’Algérie a échappé de justesse à sa mise sous tutelle djihado-terroriste du Front Islamique du Salut (FIS) et ses branches armées GIA/MIA dans les années 90/2000 suite à sa conversion au libéralisme pilotée par le FMI/BM.

Il en fut de même des pays de l’AES soumis au diktat libéral du FMI/BM jusqu’à la destruction de la Libye et l’infestation par les groupes séparatistes djihado-terroristes financés par les pétro-dollars et armés par les impérialistes.

Les richesses du sous-sol en pétrole et gaz entre le Mali et l’Algérie doivent être partagées à part égale à 50 % chacun et les séparatistes de l’Azawad qui constituent une menace pour l’intégrité territoriale des deux pays doivent être neutralisés par un accord démocratique mettant fin aux « accords d’Alger » devenus caduques depuis la prise de Kidal sur la base de l’égalité des droits pour tous les citoyens et toutes les communautés.

C’est cela la voie panafricaine vers l’union libre des peuples libres.

   

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