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« Là où les roses fleurissent à l’ombre de la politique pétrolière »

mardi 17 février 2026 par Vijay Prashad

Note  : dès les premières secondes qui ont suivi l’enlèvement de Nicolas Maduro et de Cilia Flores, le gauchisme occidental a relayé fébrilement chaque élément de la guerre psychologique conçue par l’Empire pour dénigrer, diviser et démobiliser. Pour le journaliste brésilien Breno Altman, depuis Caracas : « Une frange de la gauche se joint honteusement à la diffusion des fake news orchestrée par la Maison-Blanche contre la présidence par intérim du Venezuela. Par exemple, « le Venezuela envoie du pétrole à Israël », ou « Delcy Rodriguez supprime les missions sociales du chavisme »  ; Le but de cette campagne est de dénigrer le chavisme pour faciliter la transition du pouvoir vers la droite. »

Les roublards du gauchisme voudraient nous faire croire à la « Fin de l’Histoire » : le Venezuela se serait soumis corps et biens aux Etats-Unis. Ce discours vient d’individus qui parlent sans cesse de « révolution permanente », de « travailleurs exploités » et de « peuples victimes ». Il exprime en réalité le mépris d’un peuple debout, nourri de son Histoire anticoloniale, de son expérience et de son intelligence.

« Washington a nommé comme cheffe de mission à Caracas Laura Dogu. Tout un programme, explique Maurice Lemoine. Dogu était ambassadrice au Nicaragua en 2018, lors de la tentative de renversement du président sandiniste Daniel Ortega. Nommée en 2022 au Honduras, elle y a « pourri la vie » de la présidente de centre gauche Xiomara Castro.
« L’ennemi travaille, a résumé Delcy Rodriguez, l’ennemi externe et l’extrémisme interne ; ils travaillent pour la division de notre peuple ; la meilleure réponse est le calme, la patience et la prudence stratégiques. »

Depuis le Sud global, l’historien et directeur du Tricontinental Institute for Social Research, Vijay Prashad rappelle que ce type de campagne impériale fut déjà mis en œuvre pour détruire le Black Panthers Party et ses communes populaires qui naissaient à travers les Etats-Unis.
Il nous parle de sa rencontre avec le peuple du Venezuela, et de son Histoire.

Venezuela Infos


« Là où les roses fleurissent à l’ombre de la politique pétrolière »

par Vijay Prashad

En janvier, pendant la saison sèche au Venezuela, un arbre magnifique, le Rose du Venezuela se pare de grappes de fleurs rouges et rouge orangé en forme de boule. Lors de ma dernière visite à Fuerte Tiuna, à Caracas, l’un des cinq sites bombardés par l’armée états-unienne à 2 heures du matin le 3 janvier 2026, j’ai vu un grand Rose du Venezuela en pleine floraison.

Situé à l’extrémité sud de la mer des Caraïbes, le Venezuela bénéficie d’un climat tropical chaud qui permet à une grande variété d’arbres à fleurs de s’épanouir dans tout le pays, y compris à Caracas, une ville surpeuplée suite aux cycles d’expansion et de déclin de l’industrie pétrolière qui durent depuis un siècle.
En février, lorsque les pluies commencent timidement, on retrouve des arbres communs à toutes les latitudes similaires (Caracas se trouve sur le même axe que Chennai (En Inde-NDLR,) à titre de comparaison) : le jacaranda aux fleurs bleu lavande, l’araguaney (parfois appelé Vasantha Rani) aux fleurs jaunes.

Nicolás Maduro, le président du Venezuela, détenu à New York avec son épouse Cilia Flores, est un passionné de fleurs. Juste avant la pandémie, il souhaitait développer l’industrie florale vénézuélienne et exporter ces joyaux des Caraïbes à travers l’Amérique du Sud.
Mais le durcissement des sanctions et la pandémie ont bouleversé tous ses projets. Il a grandi dans une maison du centre de Caracas, auprès de parents aimants, profondément attachés à la dignité et à la justice.

Son père, Nicolás Maduro García, était syndicaliste et a inculqué des idées socialistes à sa famille, tandis que Teresa de Jesús Moros, fervente catholique, lui a appris, comme il me l’a confié des années plus tard, à « ne jamais fuir la souffrance ». Ces arbres ont bercé son enfance, rythmée par le base-ball et le travail.
Maduro est devenu chauffeur de bus, puis dirigeant syndical. Depuis que je le connais, il aime se présenter comme un chauffeur de bus ou un ouvrier, un homme ordinaire propulsé à la présidence du Venezuela par l’immense charisme d’Hugo Chávez.

Il est facile d’être diabolisé par le gouvernement états-unien.
La majeure partie de l’infrastructure médiatique (les câbles sous-marins et les satellites, ainsi que les agences de presse et les plateformes web) appartient aux grands groupes privés occidentaux, et la plupart de leurs contenus parviennent aux médias sans filtre via des services de syndication comme l’Associated Press et Reuters.

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