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Baisse de natalité en France

samedi 13 décembre 2025 par Julie R./Kessel

On savait déjà que le Capitalisme portait en lui sa propre fin, et le meilleur exemple vient de nous être donné par une baisse de natalité importante dans notre pays. Devant la barbarie qui nous attend, la destruction programmée de la Terre et l’absence totale d’avenir pour la plupart des jeunes générations, qui veut encore faire des enfants ? À force de promouvoir l’individualisme, le consumérisme, le narcissisme invétéré et les relations humaines par écrans interposés, la famille est sans-doute devenue obsolète. Ce sera toujours des soldats en moins pour Macron, mais cela démontre surtout que notre société occidentale est en train de s’éteindre pour être remplacée par l’inhumanité de la barbarie à venir. Aidons le capitalisme à disparaitre - une seule solution - la révolution. (JP)

En 2024, l’INSEE rapporte que seulement 663 000 bébés sont nés, marquant une baisse de 2,2 % par rapport à 2023. Ce chiffre représente une chute de plus de 21 % depuis le pic de 2010, selon l’INED. Ce phénomène reflète des changements sociaux, économiques et culturels profonds tout en posant des défis majeurs pour la société française.

L’augmentation du coût de la vie, les difficultés d’accès au logement et la précarité professionnelle freinent les projets parentaux. Ainsi, les jeunes générations hésitent à fonder une famille face à l’inflation et aux défis financiers croissants.

De plus en plus de femmes privilégient leur carrière et leur développement personnel, retardant ainsi l’âge du premier enfant. En 2024, l’âge moyen à la maternité atteint 31,1 ans, contre 29,5 ans vingt ans plus tôt. (Source INED)

Le manque de places en crèche et d’alternatives de garde constitue un frein majeur. En effet, selon une étude de la plateforme de puériculture MAY, 34 % des parents déclarent qu’ils auraient plus d’enfants si l’organisation quotidienne était simplifiée.

On regarde la natalité comme si c’était une panne de désir. Alors que c’est surtout une panne de logistique : plus personne ne veut partager une salle de bain, ni négocier la température du chauffage. Résultat : en France, 60% des 18-25 sont célibataires, 40% des 26-35, et près de 40% des 65+. Le couple n’a pas disparu : il est passé en “fonction bêta”.

La peur liée à l’avenir climatique et les préoccupations écologiques influencent le désir d’enfants. Par ailleurs, les exigences croissantes en matière d’éducation et la pression parentale moderne découragent certaines familles.

Face à ces défis, plusieurs mesures pourraient être envisagées pour soutenir la natalité en France : mais pour cela il faut renverser la table !
Un investissement accru dans les allocations familiales, les congés parentaux partagés et l’accès universel aux modes de garde pourrait encourager les familles à avoir plus d’enfants.
La généralisation du télétravail, la flexibilité des horaires et une meilleure reconnaissance de la parentalité en entreprise sont des pistes pour réduire les tensions entre carrière et vie familiale.
Faciliter l’accès à un logement stable, limiter la précarité professionnelle et contenir l’inflation sont des prérequis essentiels pour restaurer la confiance des jeunes adultes.

La baisse de natalité en France reflète des transformations profondes dans la société et pose des défis majeurs pour l’avenir. Si des solutions existent pour encourager les naissances, elles nécessitent des politiques ambitieuses et une réflexion collective sur les priorités économiques et sociales. L’enjeu est de taille : préserver un équilibre démographique essentiel pour garantir le dynamisme et la cohésion de la société française.

Avez-vous installé la mise à jour qui désinstalle les couples ?


Le plus absurde, c’est que tout le monde a une excuse premium. Les célibataires “assument” ( 28% disent aimer ça ) et les autres “restent ouverts à une rencontre” comme on reste ouvert à une séance de sport : ça rassure, ça ne coûte rien, et ça n’arrive jamais. L’amour est devenu un projet “Q4”, dépendant d’un alignement cosmique entre charge mentale, disponibilité émotionnelle et planning de brunch.

Les applis, elles, ont fait de l’intime un e-commerce : on compare, on filtre, on hésite, on met dans le panier… puis on abandonne. Peur de se tromper, donc on swipe encore. La grande modernité : ne rien choisir, mais le faire avec conviction.

Et pendant qu’on célèbre la “liberté”, la réalité fait la note : ménages plus petits, loyers plus gros, “taxe célibataire”, et un État toujours calibré pour le couple avec enfants, comme un vieux formulaire Cerfa qui n’a pas prévu le “vivre seul avec un chat et un abonnement streaming”.

Morale : la solitude est devenue l’infrastructure, le couple une option payante, et l’amour une notification qu’on remet à plus tard parce qu’on est déjà en retard sur soi-même.

La France vieillit (la Cour des comptes en tombe de sa chaise)


Le 2 décembre 2025, la Cour des comptes a rappelé un détail que l’État traite comme un pop-up qu’on ferme sans lire : la démographie va plomber les finances publiques. Fécondité à 1,62 enfant par femme (2024), part des 65+ montée à 21,8% (contre 16,3% en 2005), et humiliation bonus, solde naturel devenu négatif en mai 2025. Traduction budgétaire : plus de retraités, moins d’actifs (38 M → 34,6 M d’ici 2070), donc moins de recettes et plus de dépenses “sensibles au vieillissement”. À politique inchangée, la dépense publique grimperait à 60,8% du PIB en 2070.

Et, comme par hasard, le gouvernement dégaine une hausse de CSG sur certains revenus du capital, 1,5 Md€ pour la branche autonomie : l’EHPAD a trouvé sa tirelire.

https://hypertextes.kessel.media/posts/pst_3180f37b719049578eca1f8ac12f1321/celibat-vieillissement-et-dua-lipa?source_type=user_referral&source_referral=usr_51a9c2297e0e4aa29e2cf0733d0598e1


Voir en ligne : https://www.sante-sur-le-net.com/ba...

   

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