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Résumé des questions économiques et sociales
vendredi 14 novembre 2025 par PRC
LUTTES
fnic-cgt : jusqu’au 2 décembre : construire et implanter la grève ! le 2 décembre : on fait exploser la colère sociale tous ensemble !
Erasteel Commentry en danger !
Danone délocalise la production de blédine en Pologne et ferme une usine en France
Mobilisation à l’hôpital Lyon Sud à Lyon
Paris : les animateurs des écoles de la ville en grève jusqu’au 21 novembre
Marseille : la CGT Territoriaux Marseille conteste les sanctions contre des agents des cimetières. Le droit syndical bafoué à la mairie d’Uzès
Le collectif Cancer Colère a dénoncé le 12 novembre devant l’Assemblée nationale, la baisse du budget de la Sécurité sociale accablant davantage les patients.
ÉCONOMIE
Désindustrialisation : Note sur les fermetures d’entreprises dans l’Allier en 2025
La Direction de Stellantis a confirmé, lors d’une réunion avec les syndicats le 3 novembre l’arrêt de l’activité du site de Poissy.
Pour les dockers décèdes de l’amiante, la question de la reconnaissance de la faute de l’employeur
Natalité et industrie : Danone ferme une unité de production d’aliments pour très jeunes enfants
Contrats d’apprentissage : une entrée dans la vie professionnelle plus compliquée
SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE
Grandes manifestations d’élèves et d’étudiants à travers la Grèce
Les maçons suisses mobilisés en masse pour leurs conditions de travail
Inde la colère dans les usines de jute
Nouvelle édition du Guide Stop Arming Israël1 : Plus de 44 entreprises françaises d’armement complice
Belgique Fédération Wallonie-Bruxelles : grève et manifestation des enseignants
Le 2 décembre correspond aussi à un appel pour les libertés syndicales et contre la répression des Camarades de la CGT. Le Parti Révolutionnaire Communistes appelle l’ensemble des salariés dans la région Hauts-de-France à se joindre à l’appel de la CGT du Nord à 9h devant la cour d’appel de Douai en solidarité avec Jean Paul Delescaut, Secrétaire Général de l’UD CGT 59 et partout où nos Camarades CGT se retrouvent dans les tribunaux !
LUTTES
FNIC-CGT : JUSQU’AU 2 DÉCEMBRE : CONSTRUIRE ET IMPLANTER LA GRÈVE ! LE 2 DÉCEMBRE : ON FAIT EXPLOSER LA COLÈRE SOCIALE TOUS ENSEMBLE !
A l’appel de toute la CGT, le 2 décembre marque une nouvelle étape dans la mobilisation de notre classe contre le camp de Macron et du capital ! Si nous subissons une attaque globale du capital, nous devons leur opposer une riposte globale du monde du travail !
Les mesures d’austérité pleuvent sur les salariés, la misère se répand dans les foyers des travailleurs, la précarité guette et les plans de licenciements se succèdent les uns après les autres : nos industries se meurent. Pendant ce temps-là, le roi Macron et le patronat font peser la crise sur les masses laborieuses. C’est ainsi que va le monde capitaliste : la richesse de quelques-uns se fait sur la misère de millions d’ouvriers et d’ouvrières !
N’ACCEPTONS PAS UN SIMPLE DÉCALAGE DE RÉFORME DES RETRAITES, NI UN NOUVEAU BUDGET REMPLI DE MESURES CONTRE LE PEUPLE, NI MÊME LA MOINDRE NOUVELLE ATTAQUE CONTRE NOTRE SÉCURITE SOCIALE !
La FNIC CGT et toutes les structures CGT appellent l’ensemble de ses syndicats et des salariés de toutes nos branches professionnelles à se mobiliser immédiatement pour installer la grève dans toutes les entreprises et se rendre le 2 décembre, forts et mobilisés, avec l’ensemble de la CGT qui sera dans la rue afin de revendiquer :
- L’augmentation des salaires.
- L’arrêt de toutes les mesures d’austérité des budgets 2026,
- La retraite à 60 ans à taux plein pour tous et 55 ans pour les travaux pénibles.
- « Prolétaire, prends conscience de ta force et déchaîne la ! »
- D’ICI LE 2 DÉCEMBRE, CONSTRUISONS ET IMPLANTONS LA GRÈVE !
- LE 2 DÉCEMBRE, TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION A L’APPEL DE LA CGT !
Le 2 décembre correspond aussi à un appel pour les libertés syndicales et contre la répression des Camarades de la CGT. A ce titre, la FNIC CGT appelle l’ensemble de ses syndicats dans la région Hauts-de-France à se joindre à l’appel de la CGT du Nord à 9h devant la cour d’appel de Douai en solidarité avec Jean Paul Delescaut, Secrétaire Général de l’UD CGT 59 et partout où nos Camarades CGT se retrouvent dans les tribunaux !
QUAND ON TOUCHE À L’UN DES NÔTRES, C’EST TOUTE LA CGT QUI EST ATTAQUÉE !
Erasteel Commentry en danger !
Plus d’un siècle d’histoire industrielle à Commentry est aujourd’hui menacé. Hier les forges de Commentry, aujourd’hui Erasteel annonce 190 licenciements sur 240. Ce n’est pas qu’une usine qui est menacée : c’est un savoir-faire unique, un pilier économique local, une partie de notre patrimoine industriel, l’emploi industriel, c’est une richesse collective. Il doit être défendu et développé, pas sacrifié sur l’autel de la rentabilité !
Dans un communiqué l’UD-CGT de l’Allier alerte : L’allier subit une hémorragie industrielle.
"190 emplois menacés chez Erasteel à Commentry : l’industrie de l’Allier en danger
Ce lundi 3 novembre, la direction d’Erasteel a annoncé la suppression de 190 postes sur 240 à Commentry. Une décision brutale, qui plonge des dizaines de familles dans l’incertitude et porte un nouveau coup à l’emploi industriel dans notre département.
Après Adisseo (90 suppressions fin 2024) et AMIS (185 licenciements en mars 2025), l’Allier subit une véritable hémorragie industrielle. Chômage partiel, liquidations, ruptures déguisées… en quinze ans, plus de 3000 emplois industriels ont disparu.
Face à cette situation dramatique, l’UD CGT de l’Allier alerte et propose des solutions. Nous avons demandé la mise en place d’une conférence départementale sur l’emploi industriel, sous l’égide de l’État, pour dresser un état des lieux et construire des alternatives concrètes.
À l’approche de la conférence sociale du 28 novembre, nous exigeons que l’emploi industriel devienne une priorité absolue.
La CGT de l’Allier restera pleinement mobilisée pour défendre chaque emploi, chaque site, chaque salarié."
le 14 novembre Tous ensemble pour défendre l’emploi à Commentry !
L’Union départementale CGT de l’Allier et le syndicat CGT Erasteel appellent à se mobiliser massivement pour soutenir les salariés d’Erasteel et refuser catégoriquement les licenciements.
Danone délocalise la production de blédine en Pologne et ferme une usine en France
La nouvelle est tombée le mardi 4 novembre et la décision de la direction a été annoncée aux 117 employés de l’usine caladoise. En juillet 2027, l’usine emblématique du groupe agroalimentaire, celle de Blédina à Villefranche-sur-Saône (Rhône) qui produit les céréales vendues sous la marque Blédine, sera délocalisée en Pologne, à Opole.
L’ensemble des organisations syndicales se sont exprimées dans un communiqué commun du 6 novembre pour condamner cette fermeture2. les syndicats exigent :
Des garanties pour l’ensemble des salarié(e)s : maintien des emplois ou reclassements dignes et pérennes.
Une transparence totale concernant les raisons économiques et stratégiques de cette décision.
Une concertation immédiate avec les représentants du personnel et les pouvoirs publics afin d’explorer toutes les alternatives y compris le maintien de l’activité sur le site de Villefranche-sur-Saône.
Mobilisation à l’hôpital Lyon Sud à Lyon
Après les agents du service de dermatologie déjà en grève et en action accompagnés par la CGT, voici ceux de jour et de nuit des unités 31 et 33 de chirurgie orthopédique, traumatologique et maxillo-faciale sont entrés en grève accompagné-e-s par une inter-syndicale CGT et FO.
Les agents veulent une hausse des effectifs infirmiers, aides-soignants et kinésithérapeutes ainsi que des moyens dans les soins et une amélioration des conditions de travail pour un accompagnement adapté des patients.
L’hôpital est attaqué puis la sécurité sociale par la politique néolibérale actuelle : la détérioration du système public de santé, les conditions de soins délétères et les pertes de chances médicales en défaveurs des patients par défaut de moyens sont les conséquences des budgets austéritaires de santé.
Paris : les animateurs des écoles de la ville en grève jusqu’au 21 novembre
Les agents protestent contre l’embauche massive de vacataires sur des postes dévolus à des titulaires. Au moins 200 écoles ont dû fermer leur cantine. Plusieurs centaines d’autres établissements ont par ailleurs fonctionné avec un taux d’encadrement « encore plus détérioré que d’habitude » sur le temps périscolaire, a indiqué Nicolas Léger, cosecrétaire général du Supap-FSU qui appelle à la grève aux côtés de la CFDT et de la CGT. La ville de Paris a précisé avoir comptabilisé 537 grévistes. Ils demandent le recrutement de milliers de titulaires face à la "précarisation massive" du secteur où "les conditions d’accueil des enfants se dégradent".
"C’est la première fois que les personnels de l’animation, régulièrement en lutte depuis deux ans, sont appelés à une grève aussi longue".
Au cœur des revendications : des recrutements massifs de titulaires dans un secteur qui compte seulement 2.500 adjoints d’animation et 1.000 animateurs contractuels, contre 8.500 vacataires au statut précaire : "Des milliers de vacataires sont souvent embauchés illégalement sur des postes permanents", c’est ce que dénonce l’intersyndicale dans un communiqué.
La mairie de Paris met en avant un protocole signé par l’Unsa, mis en place en septembre, qui prévoit une "valorisation des métiers et de la filière de l’animation", avec une revalorisation de la prime des "responsables éducatifs ville (REV)" et des animateurs lecture.
Marseille : la CGT Territoriaux Marseille conteste les sanctions contre des agents des cimetières
La CGT Territoriaux de la Ville de Marseille a appelé à la mobilisation devant le tribunal administratif, mercredi 12 novembre. Elle conteste les sanctions prises à l’encontre de plusieurs agents des cimetières, mis en cause par une enquête administrative pointant des dysfonctionnements.
Le droit syndical bafoué à la mairie d’Uzès
A l’appel de la CGT, les territoriaux du Gard se sont rassemblés devant la mairie d’Uzès jeudi 6 novembre pour dénoncer un droit syndical bafoué.
Des malades du cancer protestent devant l’Assemblée nationale
Le collectif Cancer Colère a dénoncé le 12 novembre devant l’Assemblée nationale, la baisse du budget de la Sécurité sociale accablant davantage les patients.
En blouse bleue de patient d’hôpital, tous convergent jusqu’au parvis de l’Assemblée nationale et déroulent une grande banderole : " Braquage de malades en cours. "
Un véritable contre-la-montre aux répercussions palpables. Avec la cure d’austérité défendue par le bloc central, la droite, le PS et l’extrême droite, les victimes du cancer et d’autres maladies chroniques pourraient voir leurs protections sociales s’affaiblir : " Il est hors de question que les Françaises et les Français, de plus en plus frappés par les pesticides et autres polluants, aient à payer pour soigner leurs pathologies, s’agace la porte-parole du collectif. Voter ce budget, c’est achever les malades."
Une des manifestantes dit que son traitement l’empêche de poursuivre son travail, elle perçoit aujourd’hui des indemnisations bien inférieures à son salaire originel. " On me promet que des aides arriveront un jour. Qu’est-ce que cela signifie ? Je ne sais pas combien de temps encore je vivrai. Je ne sais pas si je guérirai. Ce n’est pas demain que j’ai besoin d’aide, c’est aujourd’hui. " Pour la Fédération hospitalière de France, il s’agirait là de " la pire cure d’économies sur l’hôpital depuis les années 2010 » et celle-ci reviendrait « à demander aux établissements de soigner plus avec moins de moyens ".
De son côté, la Ligue contre le cancer craint que, si de telles mesures sont adoptées, les personnes atteintes de cancer renoncent de plus en plus à se faire soigner. Le plafonnement des dépenses d’indemnités journalières, aussi en discussion, pousserait en outre " les malades ne bénéficiant pas de maintien de salaire à se maintenir en emploi pour assurer leur équilibre budgétaire ".
Dans cette histoire de sous, les laboratoires pharmaceutiques semblent quant à eux, avoir tiré le gros lot.
Sur les plus de 27 milliards d’euros déboursés par l’Assurance maladie pour traiter les malades du cancer en 2023, plus de 6 milliards ont filé droit dans leurs poches. Un coût en augmentation de 20 % chaque année.. " Certaines multinationales de l’agrochimie fabriquent ne l’oublions pas que à la fois des pesticides et des médicaments anticancéreux." affirme le collectif Cancer Colère.
ÉCONOMIE
Désindustrialisation : Note sur les fermetures d’entreprises dans l’Allier en 2025
En 2025 les tribunaux ont eu à connaitre la situation de 372 entreprises en procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Parmi elles on retrouve nombre de commerces (commerce de boissons, de restauration, de coiffure, entretien d’automobiles, etc.), nombre d’entreprises de maçonnerie, nombre d’entreprises de service (de cabinet d’architecte à centre de formation continue).
Les entreprises industrielles sont au nombre de 28 dont
- 8 fonderies et forges,
- 7 ateliers de fabrication de structures métalliques
- 7 fabriques de matériels pour automobiles, chirurgie, armes, appareils ménagers,
- 6 restantes se répartissant en imprimerie, fabriques de meubles, de lingerie, d’objets en matière plastique.
Ces entreprises en liquidation ou en redressement employaient au moins 1190 salarié.e.s (le nombre de salarie.e.s n’est pas indiqué pour plusieurs.)
Parmi elles on trouve l’Atelier Mécaniques industries spéciales - AMIS- avec 499 salarié.e.s (Montluçon) Erasteel avec 190 salarié.e.s (Commentry), la fonderie BREA System avec 199 salarié.e.s (Montluçon), l’Atelier du Bain industries avec 49 salarié.e.s (Cusset), l’Atelier du Val de Besbre avec 49 salarié.e.s(Diou), la Literie bourbonnaise avec 19 salarié.e.s ( Yzeure).
Aux dernières nouvelles, l’entreprise AMIS équipements automobiles avec 147 salariés serait reprise.
La Direction de Stellantis a confirmé, lors d’une réunion avec les syndicats le 3 novembre, l’arrêt de l’activité du site de Poissy.
Cette fermeture aura lieu avec la fin de production du modèle Mokka d’Opel (420 véhicules/jours) d’ici 3 ans. 2.000 salariés, ayant subi en octobre des mesures de chômage technique, auxquels il faut adjoindre les milliers de travailleurs des entreprises sous-traitantes, voient leur avenir menacé.
Alors que la CGT annonçait la fin de la production d’automobiles à Poissy, la Direction a démenti : « Jamais l’arrêt de la production à Poissy n’a été annoncé lors de cette réunion entre Antonio Filosa (Directeur général du groupe automobile) et les syndicats. » Certes, il y aura bien arrêt de production du modèle Mokka, mais la Direction recherche à implanter de nouvelles activités sur le site. Elle devrait annoncer d’ici la fin de l’année ses intentions au sujet de la reconversion du site. Lors de la fermeture du site d’Aulnay, le même stratagème d’une promesse de réflexion avait été utilisé.
Anticipant cette annonce, dans les derniers jours d’octobre, le leader syndical local du premier syndicat du site (FO) a plaidé en faveur d’une reconversion du site car selon, lui, « l’automobile, c’est fini en tant que tel ». L’automobile électrique ou équipée de gadgets coûteux ce sont des erreurs stratégiques qui transforment l’automobile en bien de luxe moins accessible aux salariés. Il milite pour un avenir industriel du site afin « d’éviter l’oisiveté et la dépendance à l’assistanat dans les quartiers populaires, enjeu social majeur pour FO » et il conclut sur la valeur du travail comme honneur et sur le refus d’une société fondée sur l’assistanat.
Ces fortes déclarations ont résonné dans les locaux… de la permanence électorale de Karl Olive, candidat aux municipales de 2026, député macroniste issu de l’UMP.
Les élus locaux et régionaux, dont Karl Olive, comptent reconvertir le site avec la construction du stade du PSG et d’un centre commercial « de grande ampleur ».
FO, la macronie et la droite régionale unies pour la re-désindustrialisation de la France. C’est touchant.
Pour les dockers morts de l’amiante, la question de la reconnaissance de la faute de l’employeur
Le tribunal de Nantes vient de juger un dossier significatif des obstacles opposés aux familles des dockers décédés de l’amiante. L’histoire sociale des dockers et la question de leur statut rebondissent à chaque nouvelle audience devant les tribunaux saisis de dossiers sur l’amiante.
Selon le Journal Ouest France3, en juin " une affaire « ordinaire mais emblématique » a été plaidée devant le pôle social du tribunal de Nantes par l’avocat parisien Frédéric Quinquis. Celle d’un homme décédé en 2017 d’un cancer pulmonaire et dont la famille a soulevé la faute inexcusable de ses employeurs. Principalement visés, ceux du port pour lesquels il a travaillé de 1986 à 1992, déchargeant entre autres des cargaisons de viande de bateaux russes. " A cette période, les manutentionnaires du port n’ont pas de certificat de travail, mais un statut d’intermittent, changeant d’entreprise en fonction de la demande. "
" Sans contrat, comment prouver avoir travaillé et subi les poussières ? Les recours sont étayés par les témoignages d’autres dockers, « des collègues qu’il est souvent difficile de retrouver », convient Frédéric Quinquis. Dans le dossier en question, un des compagnons de la victime témoigne : « Les tresses et matelas d’amiante pendaient. Nous absorbions des amas de poussière de toutes espèces et cela sans aucune aération, ventilation ou protection. "
Mais pour le tribunal, si ces témoignages confirment bien que le docker a travaillé sur le port et a été exposé, rien n’indique " qu’ils étaient employés par les sociétés " attaquées.
Le jugement rendu le 12 septembre exonère donc les entreprises portuaires de fautes inexcusables.
Natalité et industrie : Danone ferme une unité de production d’aliments pour très jeunes enfants
Danone a annoncé au début du mois (4 novembre) la fermeture d’un site historique (depuis 1881) de fabrication Blédina situé à Villefranche-sur- Saône en juillet 2027. 117 travailleurs sont concernés.
Selon la Direction, les volumes de vente du produit ont chuté de 35% du fait de la baisse de natalité et l’évolution des modes de consommation (auxquels donc elle n’a pas adapté son produit). Par ailleurs, sur le marché africain, le produit n’est pas assez compétitif.
L’unité de Villefranche-sur-Saône tourne à moitié de ses capacités aujourd’hui et selon Danone, le groupe y aurait investi 134 millions d’euros ces 10 dernières années (ce qui ne semble pas mirobolant) mais ne précise pas combien ont rapporté les activités. Malgré un marché européen en berne et un marché africain difficile, la production du site sera « transférée » en Pologne. Assurément, une manière de regagner en compétitivité étant donné les salaires moyens dans ce pays. Il existe deux autres Blédina en France à Brive et Steenvorde (59)
D’après L’Usine Nouvelle (4 novembre 2025), Danone n’aura aucune difficulté à trouver repreneur pour le site de production en cœur de ville, ce qui devrait intéresser les promoteurs.
Le Président de l’agglomération de Villefranche-sur-Saône (divers droite) s’est tourné vers l’Etat afin qu’il se mobilise pour « conserver la dimension économique du site ». Déjà en 2023, dans un journal local, il pointait la question de la faible disponibilité foncière en vue d’installer des entreprises dans l’Agglomération. Il n’est guère probable que Danone partage son souci : le groupe agroalimentaire trouvera assurément une dimension économique… en le vendant au plus offrant.
Danone a lancé en 2022 un plan intitulé Renew (Renaissance) pour « restaurer une croissance rentable et durable » (sic).
En clair, il s’agit de sélectionner entre ce qui rapporte (nutrition spécialisée – protéines) et ce qui ne fait pas gagner assez d’argent. Et il faut l’admettre, le marché des adeptes des salles de sport est plus lucratif que celui des usagers des crèches.
Ce plan semble fonctionner puisque les comptes du groupe Danone sont sur une pente ascendante et anticipe pour 2025 des bénéfices avant impôts supérieurs à 3 milliards d’euros (2,99 milliards en 2024).
Les 117 travailleurs concernés par la décision d’arrêt de production ne seront pas frappés par des mesures de licenciement sec. A priori, Danone prévoit un plan d’accompagnement avec formations pour reclassement dans le groupe et proposition de mobilité interne.
Pour autant, au bilan, encore un site industriel qui ferme et étant donné les plans de Danone, attendons nous à une suite.
Contrats d’apprentissage : une entrée dans la vie professionnelle plus compliquée
L’Insee a publié les données de l’emploi début novembre. Elle constate un repli au troisième trimestre de 2025 de 60 000 emplois dans le secteur privé dont les deux tiers s’expliquent par une baisse des contrats d’apprentissage et professionnalisation.
De 2017 à 2024, le nombre de contrats en alternance a bondi de 290 000 à 879 000 (secteurs privés et publics) du fait notamment des avantages liés à ce type de contrat avec une exonération totale ou partielle des cotisations sociales.
Cette exonération a été réduite depuis mars 20254 et il faut croire que les données de l’Insee témoignent de l’effet de cette moindre générosité envers l’employeur et des alternants dans la mesure où leur salaire net a été réduit.
Le gouvernement a prévu de supprimer toutes les exonérations à partir du 1er janvier 2026 dans son projet de budget mais l’Assemblée nationale a repoussé cette mesure le 7 novembre.
Est-ce une bonne nouvelle pour les jeunes et/ou pour les entreprises qui ont quand même abusé du système (des emplois tenus par des alternants successifs, par exemple) ?
L’OFCE (organisme d’études de conjoncture économique) a publié un rapport en 2024 au sujet de l’apprentissage, cheval de bataille du Président Macron, qui pointait l’énorme effet d’aubaine offert aux entreprises des décisions gouvernementales pour l’encourager. La facture s’élève à 32 milliards d’euros en 2022 et le coût annuel moyen d’un apprenti pour la collectivité atteint environ 20 000 €/an dont, évidemment, l’apprenti ne perçoit qu’une part minime.
La collectivité doit prendre soin de la formation des jeunes et l’apprentissage est une bonne méthode à condition qu’elle soit bien centrée sur leurs formations et non les besoins de l’entreprise (un vrai contrat d’apprentissage et non du travail dissimulé !)
Au lieu de faire perdurer le système macroniste dispendieux, il serait temps pour l’Assemblée nationale de remettre le système à plat et définir une nouvelle politique afin de développer dans des conditions saines et contrôlées les contrats d’apprentissage.
SOLIDARITÉ INTERNATIONALISTE
Grandes manifestations d’élèves et d’étudiants à travers la Grèce
Des milliers d’élèves et d’étudiants ont envahi le centre d’Athènes en manifestant dans plus de 40 villes du pays le 6 novembre, intensifiant la lutte contre les politiques de sous-financement de l’éducation, sacrifiées au profit de milliards d’euros dans l’armement et l’OTAN. Ils ont exigé la fin de la participation du pays aux guerres et de son soutien honteux à l’État d’Israël continuant d’occuper et de massacrer le peuple palestinien.
Des associations de parents d’élèves, des syndicats d’enseignants et de professeurs, puis des médecins hospitaliers, également en grève, se sont joints à eux. Dans un geste symbolique, les élèves et étudiants ont déposé des fleurs en mémoire des victimes de Tembi devant le Parlement, où sont inscrits leurs noms, affirmant ainsi que la nouvelle génération n’oublie pas, ne pardonne pas aux coupables et poursuit la lutte contre un système axé sur le profit qui ne valorise pas la vie humaine.
Les maçons suisses mobilisés en masse pour leurs conditions de travail
Ils ont lâché la truelle pour investir les ruelles. 7.000 maçons ont battu le pavé à Lausanne, en Suisse romande ce mardi 4 novembre à l’appel du syndicat l’Unia. « Pas de maçons, pas de maison ! » ont-ils clamé entre deux coups de sifflet ou de vuvuzela, leur casquette floquée « grève » vissée sur la tête. La veille de ce cortège unitaire, autant de travailleurs du bâtiment avaient déjà débrayé à Genève, Fribourg ou La Chaux-de-Fonds.
Ces manifestations faisaient suite à celles du vendredi précédent dans le canton du Tessin en Suisse italienne. Selon le syndicat, jusqu’à 80 % des chantiers étaient bloqués dans certaines régions. « Une grosse partie des chantiers de l’Arc lémanique est à l’arrêt. La mobilisation est plus importante qu’en 2022 », s’est réjoui Pietro Carrobio, responsable du secteur construction d’Unia Vaud6, auprès de la Radio Télévision Suisse (RTS)
Depuis plusieurs mois, les négociations autour de la nouvelle convention collective nationale du secteur couvrant 80.000 travailleurs, sont au point mort, en raison de profonds désaccords entre directions et syndicats. « On nous donne les mêmes conditions que nos grands-pères », s’est indigné José Sebastiao, d’Unia Genève, auprès de la RTS. Les grévistes refusent de travailler plus de huit heures par jour, comme le proposent les employeurs du secteur, ou de rattraper le samedi matin les heures perdues à cause des intempéries.
De leur côté, les entreprises du BTP évoquent plutôt la nécessité d’« une plus grande souplesse » dans la gestion des salaires. Comprendre : jusqu’à 25 % de rémunération en moins pour les jeunes travailleurs pendant les cinq premières années suivant la fin de leur apprentissage, dénonce Unia. Réunis au sein de la Société suisse des entrepreneurs (SSE), les patrons du secteur se sont dits, par la voix de son vice-président, « surpris et déçus » par ces grèves précipitées, qui rompent selon eux l’accord de « paix sociale signée jusqu’au 31 décembre ».
Certains chefs d’entreprise y voient « une instrumentalisation des maçons » dans ce qu’ils qualifient de « gesticulation syndicale ». Ces réprimandes patronales ne devraient toutefois pas empêcher de nouvelles mobilisations massives prévues cette fois en Suisse alémanique, le 14 novembre à Zurich.
Inde la colère dans les usines de jute
L’État du Bengale-Occidental concentre les trois quarts de la production indienne de la fibre de jute utilisée notamment dans la confection de sacs. Dans les filatures, employant près de 300.000 ouvriers, la colère gronde. Depuis plusieurs décennies cette industrie traverse une crise sociale, poussant régulièrement les syndicats dans les rues de Calcutta, la capitale de l’Etat, revendiquant de meilleures conditions de travail et de rémunération. la tension monte dans les usines afin d’obtenir une amélioration des conditions de travail et de rémunération.
Selon l’une des responsables du syndicat Bengal Chatkal Mazdoor Union7, Gargi Chatterjee :"Des millions de travailleurs sont confrontés à une extrême précarité. Leur vie est menacée par la négligence des patrons d’usine et par les politiques anti-ouvrières de la classe dirigeante. Et les gouvernements central et régional restent indifférents aux problèmes des travailleurs. "
Selon le journal Le Monde, les conditions de travail sont extrêmement insalubres pour des salaires de misère et donne l’exemple d’une entreprise de Calcutta : " C’est ce que l’on observe dans la filature Reliance, créée à l’orée du XXe siècle, en 1906, à Bhatpara, à proximité de la rivière Hooghly, à une époque où le transport de marchandises était assuré par bateau.
L’usine, très sombre, mal ventilée, ressemble à une ruche aussi gigantesque que monstrueuse, avec des machines à perte de vue sur lesquelles s’agitent plus de 300 chefs d’équipe et 4 000 ouvriers, en sandalettes et pagne, sans aucune protection, ni masque, ni gants, ni casque auditif, sous une température de 40 degrés et un taux d’humidité extrême. Les ouvriers les mieux payés gagnent 650 roupies (6,10 euros) par jour ; ceux qui sont en bas de l’échelle, à peine 300 roupies."
Nouvelle édition du Guide Stop Arming Israël8 : Plus de 44 entreprises françaises d’armement complice
Stop Arming Israël France publie la deuxième édition de son Guide des entreprises françaises d’armement complices d’Israël
Dans la nouvelle édition de son Guide des entreprises françaises d’armement complices d’Israël, le collectif Stop Arming Israel France recense 44 entreprises françaises participant au commerce d’armement avec Israël
Ce guide s’accompagne d’une cartographie interactive qui référence 277 implantations de ces entreprises partout en France.
Malgré les affirmations de Sébastien Lecornu, des dizaines d’entreprises françaises exportent des composants d’armes vers Israël
Le commerce d’armement avec Israël ne s’arrête pas aux exportations directes : des importations, partenariats et coopérations diverses alimentent la machine de guerre israélienne
Belgique Fédération Wallonie-Bruxelles : grève et manifestation des enseignants
Plusieurs milliers d’enseignants ont bruyamment défilé lundi dans le centre de Bruxelles au premier jour de 48 heures de grève dans les écoles, dénonçant les projets du gouvernement de la FWB. Selon les chiffres de la police, 30.000 personnes ont pris part à la manifestation.
Les syndicats enseignants entendent dénoncer les mesures d’économies annoncées le 10 octobre dernier par le gouvernement de la FWB à l’issue de son conclave budgétaire, ainsi que les autres réformes menées par la majorité MR-Engagés au niveau de l’enseignement : Limitation des DPPR(9), tronc commun, baisse de la gratuité scolaire, la réforme du régime de fins de carrière des enseignants, la fin des nominations prévue pour 2027, ou encore les deux heures en plus face à une classe pour les professeurs du secondaire supérieur, sans être payés plus. Le gouvernement avait annoncé diverses mesures d’économies dans l’enseignement dès l’an prochain pour un total de 86,7 millions d’euros.
Outre cette action propre à l’école le 10 novembre, les enseignants sont également appelés à se joindre au mot d’ordre de grève nationale lancé pour le 25 novembre dans l’ensemble des services publics du pays.
Les syndicats organisent trois journées d’action nationales les 24, 25 et 26 novembre.
- Le lundi 24 novembre, ils appellent à la grève des cheminots.
- Le lendemain, une grève touchera tous les services publics,
- Le mercredi 26 novembre, les syndicats organisent une grève nationale dans tous les secteurs.
Voir en ligne : https://www.sitecommunistes.org/ind...


