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Mobilisation des lycéens : + de 1000 enfants interpellés. Stop ! ne touchez pas a nos enfants !

jeudi 1er octobre 2026 par Unité CGT

Le mouvement lycéen qui a explosé depuis une semaine avec une multiplication des blocages fait face au choix d’une répression inédite, brutale et criminelle du ministère, du gouvernement et de l’État.

📌 + de 1000 lycéens ont été interpellés, des centaines ont été blessés, depuis le début de la mobilisation la semaine dernière, partie d’Ile de France et qui s’est répandue telle une trainée de poudre à travers le pays avec des centaines de lycées bloquées (ou fermés administrativement et préventivement par les directions) en continu depuis une semaine.

3 enseignements et 1 perspective :

• La mobilisation dans les lycées démontre que le climat social est explosif. Le choix de la répression et des "bavures" organisées est une politique qui s’abat sur nos enfants. Ce n’est ni tolérable ni acceptable.

• Cette mobilisation explose car, comme pour le reste d’ailleurs, "on ne peut plus" : les revendications qui émergent de la contestation lycéenne témoignent tous d’une volonté d’être considéré et traité d’égal à égal avec les lycéens des "quartiers riches".

• Le pouvoir a peur de la conjonction de facteurs, avec par exemples les appels à la grève du 8 octobre dans le secteur du pétrole et les appels à la grève et à la mobilisation contre la vie chère du 17 octobre prochain.

❌ Le mouvement des lycéens, qui fait écho à la colère généralisée dans le pays, doit se poursuivre et se fédérer avec le mouvement des travailleurs et des travailleuses. Il est de notre devoir d’être au côté des lycéens, nos enfants, qui manifestent pour leurs droits face aux monstres froids de l’Etat et du gouvernement, leur police et leur justice.

Nous ne laisserons pas nos enfants seuls face a la brutalité d’un pouvoir illégitime et violent
notre place est aux cotes des lycéens en lutte !

Mobilisons-nous, par la grève partout ou c’est possible, pour amplifier le mouvement, féderer les colères, interdire au pouvoir de toucher a nos enfants !

Quand on parle de lutte de classe, en voici la preuve :


Lycée Henri IV à Paris (le lycée des bourgeois) : Aucune charge policière ??? Et pourtant, même eux ne sont pas en cours. C’est donc l’ensemble de la jeunesse de notre pays qui s’interroge sur son avenir... Mais là, les nervis policiers du pouvoir n’ont pas l’autorisation de provoquer des violences.(JP)
ALERTE - Le Premier ministre CRAINT QUE LA CRISE LYCÉENNE NE S’INSTALLE pendant PLUSIEURS MOIS, voire jusqu’à la présidentielle. Ses conseillers, dont plusieurs anciens préfets, observent une "CONVERGENCE DES LUTTES" jugée inédite entre des jeunes de banlieue et de centre-ville, issus de milieux sociaux très différents. (Loïc Besson - BFMTV)
Na,na,na...


Avez-vous remarqué que ce sont essentiellement des avocaTES qui peuvent s’occuper de nos mômes ??? (JP)

SYNDICAT DES AVOCAT·ES DE FRANCE


Section de la Seine- Saint- Denis

LYCÉEN·NE, ARRÊTÉ·E ? TAIS-TOI ET
EXIGE UN AVOCAT.

Blocages, manifs, interpellations devant les lycées : si la police t’arrête, voici tes droits. Ils ne sont pas optionnels, même si tu es mineur·e.

Garde le silence
Donne ton identité, et rien d’autre. Tu as le droit de ne pas répondre aux questions : te taire, ce n’est pas avouer. Ne raconte rien avant d’avoir parlé à ton avocat.

Exige un avocat
Pour un·e mineur·e, l’avocat est obligatoire et pris en charge par l’État. Le barreau de la Seine-Saint-Denis organise une permanence d’avocats tous les jours, dans tous les commissariats. Tu le vois seul·e 30 minutes. Aucune audition ne peut commencer sans lui.

Fais prévenir tes parents
Ils doivent être avertis immédiatement (ou un adulte de confiance que tu désignes). Tu peux aussi demander à voir un médecin.

Manifester est un droit.

EN GARDE À VUE, PAS À PAS SAF


1 · Combien de temps ?
24 h, renouvelable une fois. De 13 à 16 ans, pas de prolongation pour un délit puni de moins de 5 ans. Jamais avant 13 ans.

2 · Ton avocat
Obligatoire et gratuit pour un·e mineur·e. min en tête-à-tête. Pas d’audition sans lui, sauf décision motivée du procureur.

3 · Tes parents
Prévenus tout de suite, ou un adulte de confiance que tu désignes. Tu peux aussi faire prévenir un proche.

4 · Un médecin
Automatique avant 16 ans, sur demande ensuite. Blessé·e à l’interpellation ? Fais tout noter par le médecin.

5 · Savoir pourquoi
Dès le début, dans ta langue (interprète gratuit) : ce qu’on te reproche, où, quand, et pourquoi la garde à vue.

6 · Auditions et PV
Filmées pour un·e mineur·e. Ne signe rien sans avoir lu ce qu’on te demande de signer. Si le PV est inexact, refuse de signer et écris pourquoi.

7 · Ton téléphone
Ne donne pas ton code avant d’en parler à ton avocat : le refus n’est puni que dans des cas précis.

8 · Empreintes et photo
Les refuser peut être un délit. Demande
d’abord l’avis de ton avocat, qui peut y assister.


Voir en ligne : https://www.facebook.com/1000707731...

   

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