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Le troisième round approche, plus chaotique que jamais
mercredi 30 septembre 2026 par Strategika51
Le troisième round de la guerre d’Iran vs USA approche avec les Midterms aux États-Unis. L’Iran était considérée sur le papier comme le maillon le plus faible de la coalition informelle formée par la Russie, la Chine et la Corée du Nord. Le blocage total de la guerre en Europe orientale, lequel a mis l’Union européenne à terre, a conduit les stratèges du camp bleu à lancer un assaut sur l’Iran (28 février 2026) mais cet assaut a lamentablement échoué.
Nous avons désormais deux coalitions mondiales engagées dans ce que l’on a choisi d’appeler ici sur ce site la Première Guerre mondiale hybride.
Équipe bleue : États-Unis, Israël, Royaume-Uni, France, monarchies du Golfe, Japon, Corée du Sud, Australie, Philippines, les vestiges de l’OTAN (où ce qu’il en reste), et l’UE, qui fait office de distributeur automatique de billets souffrant d’un dysfonctionnement systémique et d’un drainage accéléré des ressources.
Équipe rouge : Iran, Chine, Russie, Corée du Nord, Houthis, milices irakiennes, vestiges du Hezbollah, Cuba, et la faction talibane qui, cette semaine-là, fait le plus de bruit et qui résiste aux bombardements aériens pakistanais.
Le terrain : le détroit d’Ormuz, Bab el-Mandeb, le canal de Suez, le golfe Persique, la mer Rouge, les couloirs de la mer Caspienne, le détroit de Malacca, les oléoducs, les ports, les voies ferrées, les câbles sous-marins, les marchés de l’assurance.
Le contrôle ne se résume pas à une question de pavillon. Il s’agit de savoir qui est capable de faire passer la prime d’assurance d’un pétrolier de 0,1 % à 10 % en un week-end. C’est cela le grand jeu et non la « super-intelligence » supposée de l’IA attrape-gogos pour la spéculation boursière.
Cette guerre n’a aucune règle d’engagement. Elle n’existe même pas puisque il n’y a aucune déclaration de guerre nulle part (les formes ne sont plus respectées).
Pas de déclaration de guerre officielle. Tout peut être nié.
C’est avant tout une guerre hybride : cyberattaques contre les ports, falsification du signal GPS, essaims de drones, deepfakes générés par l’IA montrant Macron en train de manger un morceau de sucre, coupures de câbles sous-marins, flottes fantômes, contournement des sanctions sur les cryptomonnaies.
Cependant, certains épisodes de cette guerre mondiale hybride se traduisent par des guerres localisées de haute intensité : îles, terminaux pétroliers, raffineries, usines de dessalement, bases aériennes et pétroliers.
Pas de Troisième Guerre mondiale.
Juste assez de missiles pour alimenter le cycle d’information en continu et tourner la machine spéculative en bourse.
La fonction utilitaire de l’UE est simple : survivre à l’hiver, maintenir le prix du pétrole en dessous du seuil de la révolution populaire et faire semblant de disposer encore d’une force de réaction rapide. Sa force de réaction rapide se résume à un groupe WhatsApp.
La nouvelle « taxe de solidarité sur le sucre » française est destinée à financer l’effort de guerre. Pour rappel, c’est une histoire de taxes sur le thé qui a déclenché la révolution américaine et abouti à l’indépendance des États-Unis d’Amérique de l’Empire britannique.
Selon la théorie des jeux, l’équilibre de Nash correspond à une guerre sans fin ponctuée de cessez-le-feu occasionnels. Personne ne peut gagner, mais tout le monde peut perdre.
Le « théâtre d’opérations le plus facile » ne l’est que si l’on ne tient pas compte des quarante dernières années.
L’Iran est l’acteur le plus faible, mais il bénéficie de l’avantage du terrain, de sa situation géographique, de ses mandataires et n’a plus rien à perdre. Les États-Unis sont l’acteur le plus puissant, mais leurs alliés sont totalement épuisés, distraits et peu généreux.
La Chine, la Russie et la Corée du Nord tirent énormément profit de la distraction des États-Unis.
L’Union européenne est un porte-monnaie en proie à une dépression sévère. Les voies d’approvisionnement mondiales en énergies fossiles ne sont pas contrôlées par les marines, mais par les marchés de l’assurance.
Prédiction finale : le troisième round se terminera par un match nul qui ressemblera à une défaite. Les États-Unis accusent l’Iran. L’Iran accuse les États-Unis. L’UE accuse le sucre. La France taxe le sucre. La Chine achète du pétrole. La Russie vend des armes. La Corée du Nord vend des obus.
Le monde brûle en attendant le prochain round. On est rentré dans le cycle sans fin de l’équilibre de Nash. Cela ne va pas être joli mais n’empêchera guère les gens de scroller sur Tiktok.
On reviendra sur ce sujet malgré nous.
Voir en ligne : https://strategika510.com/2026/09/3...

