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Modernisation, cohérence du socialisme à la chinoise : La modernisation aux caractéristiques chinoises
mardi 1er septembre 2026 par Jean-Pierre Page
La Chine pratique une politique de développement planifié sur le long terme qui s’appuie sur un travail théorique collectif dont le Secrétaire Général du Parti communiste chinois représente la synthèse. Il est donc nécessaire pour les observateurs de la situation mondiale de découvrir et d’analyser les œuvres du Président Xi Jinping, et donc en particulier, la récente édition de son tome cinq.
Analysé ici par notre collègue qui cherche à nous faire comprendre la logique interne du système chinois, ses objectifs et ses résultats.
La Rédaction
Dans son ouvrage « La gouvernance de la Chine », le Président Xi Jinping insiste sur une idée. Elle est à mon avis essentielle si l’on veut comprendre ce qu’est la modernisation à la chinoise ! « La modernisation à la chinoise, dit-il, est une modernisation socialiste dirigée par le Parti communiste chinois et non une modernisation d’un autre type ».
Cette modernisation, est une réussite ! Ces résultats sont incontestables, et non, comme on peut le lire dans les médias occidentaux, la conséquence du ralliement de la Chine à la financiarisation capitaliste et à l’ouverture au libéralisme.
Qui peut en effet revendiquer d’avoir sorti de la pauvreté près de 800 millions de Chinois ? Quand la « modernisation capitaliste » engendre la pauvreté de masse, des inégalités croissantes, au niveau national comme entre pays. Cette avancée historique mondiale de la Chine a permis d’améliorer le niveau de vie, non seulement des plus pauvres mais de tout le peuple chinois afin de parvenir à une prospérité commune.
Cette victoire, est fondamentalement une étape importante de la modernisation à la chinoise.
L’Objectif de la cohérence entre développement national et coopération internationale
De la même manière, il y a dans l’orientation politique de la Chine une cohérence, une articulation entre sa bataille pour l’éradication de la pauvreté et sa vision de la coopération internationale à travers le développement des « Nouvelles routes de la soie » (Initiative Une ceinture, une route - BRI). Celles-ci donnent lieu au développement d’infrastructures et d’innovations à travers le monde, en particulier en Afrique et en Asie qui constituent une autre victoire incontestable du socialisme à la chinoise. La Chine met ainsi en valeur le multilatéralisme non comme une incantation mais comme un objectif concret et utile.
L’anthropologue chinois Fei Xiaotong a dit une fois :
« Une société n’est pas simplement une collection d’individus, c’est un réseau de relations complexes et de pratiques culturelles qui lient les gens ensemble ».
Par conséquent, progrès pour la Chine mais aussi à travers ces deux exemples : éradication de la pauvreté et « nouvelles routes de la soie. » Ces progrès sont valables pour l’humanité toute entière car ils ont l’ambition raisonnée de la mise en œuvre d’une « Communauté de destin », sans exclusion ni ingérence, sans laissés-pour-compte, dans le respect de chacun et la dignité de tous et de toutes, et dans celui de la souveraineté.
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