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Chez Haribo la lutte continue
lundi 3 août 2026 par Charles Hoareau
Ce mercredi 29 juillet, les camarades de l’usine Haribo Uzès dans le Gard, appellent à une journée de grève et descendent à Marseille pour soutenir leurs collègues en grève depuis 5 semaines pour une augmentation des salaires. Une journée de convergence entre membres d’une même multinationale et une occasion pour tous et toutes d’exprimer sa solidarité avec les grévistes dans un conflit déjà exceptionnel par sa durée et la période de congés où il se déroule.
Hier la direction, qui le 25 juin jour du début de la grève, ne s’attendait certainement pas à une telle ténacité, a rencontré une nouvelle fois les représentants des salariés pour tenter une nouvelle manœuvre en recul et...pour se débiner une fois de plus. Elle espérait peut-être encore un peu sur la fatigue ou le découragement : elle a été contente du voyage ! Le bloc de résistance n’a pas bougé...Et la production prend du retard, beaucoup de retard même. Et ça commence à poser de sérieux problèmes en prévisions des mois futurs à la direction qui s’interroge.
Que faut-il faire ? Céder ? Ne pas céder ? Faire semblant de céder tout en ne cédant pas et en renvoyant tout au 28 septembre daté évoquée depuis 3 semaines ? On imagine leurs réunions de conseil stratégique, leurs conciliabules angoissés devant les courbes des graphiques de production et leurs commentaires surpris et désabusés à la fois : « Mais c’est qu’ils tiennent ! Franchement je n’aurais pas cru ! ». Messieurs les patrons qui tombez de l’armoire, les ouvrières et ouvriers d’Haribo non plus n’auraient pas cru tenir tant de temps.
D’abord ils n’auraient pas cru, au vu des bénéfices colossaux du groupe qui ont bondi de 29% en 2025 que vous refuseriez une revendication très modeste au regard de vos bénéfices et du pouvoir d’achat de celles et ceux qui l’ont permis.
Ensuite comment avez-vous pu penser que tant de refus accumulés depuis des années qu’il s’agisse de l’augmentation des salaires, de la participation aux bénéfices, de l’embauche des précaires sans parler des conditions de travail et de la productivité qui n’a cessé de croitre, comment avez-vous pu penser que cela ne produirait pas de la colère, un ras le bol que cette grève exprime ? Pour faire une comparaison d’actualité, s’il suffit d’un arrosoir pour éteindre une étincelle, il faut des canadairs pour éteindre un incendie qu’on a laissé volontairement s’étendre.
En attendant que la direction médite les leçons de son inconséquence, les camarades d’Haribo tiennent bon et ils le démonteront une fois de plus ce mercredi 29 juillet, accompagnés par celles et ceux d’Uzès et les soutiens que leur grève fait grandir d’ans l’aire marseillaise dans un mois de juillet où le parfum des vacances ne peut submerger celui de la solidarité.
Plus que jamais, pas de ronds, pas de bonbons.
Documents joints
Tract solidarité CGT Uzès (PDF - 270.8 kio)
Voir en ligne : https://rougemidi.org/spip.php?arti...

