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Cesare Battisti en grève de la faim : le désespoir et le dégoût

lundi 14 juin 2021 par S.Q

Pour quiconque se préoccupe encore de la situation de Cesare Battisti, se confronter à la situation qui lui est faite aujourd’hui, ne peut être qu’une source de désespoir et de dégoût. Les conditions de son incarcération, dans une section de prison calabraise réservée, à part lui, à des détenus djihadistes, sont en soi une indignité. Elles sont semblables à celles du fameux 41bis, le régime infligé aux chefs mafieux. Quelle que soit la monstruosité des crimes reprochés aux détenus auxquels on l’inflige, quelle que soit la dangerosité qu’ils représentent encore aujourd’hui, ce régime est déjà une honte pour toute société se réclamant d’un État de droit qui assoit sa légitimité sur le fait de garantir même à ses pires ennemis un minimum de survie et de dignité.

De rares voix se font entendre régulièrement pour le dénoncer.

Mais aujourd’hui, en Italie, s’agissant de Cesare Battisti, on ne trouve personne pour protester publiquement contre le régime auquel il est soumis, qui, en plus de ses caractéristiques inhumaines, l’expose à l’arbitraire et aux caprices des petits chefs sadiques si nombreux dans l’administration pénitentiaire, des deux côtés des Alpes.

Du côté italien, on nous répète d’ailleurs sur tous les tons que la seule manière de défendre Cesare, aujourd’hui, du côté français, c’est de nous taire : toute défense publique serait « mal prise ». Les batteries de canons médiatiques sont prêtes à tirer au moindre signe de protestation venant de ces Français qui, inexplicablement, continueraient à défendre le Monstre Battisti.

Pourtant, le traitement infligé à Cesare, en plus d’être injustifiable pour n’importe qui, l’est tout particulièrement en ce qui le concerne : on ne peut sérieusement lui attribuer aucune espèce de dangerosité. Contrairement à ce que répète avec une obstination ubuesque l’administration pénitentiaire italienne, cela fait plus de 40 ans que Cesare a renoncé à la lutte armée et qu’il a donné les preuves d’une vie de citoyen rangé.

Quand on cherche à comprendre les raisons de l’acharnement à le maintenir dans un statut d’ennemi public n°1, contre les décisions mêmes de la cour d’Appel de Milan, censée pourtant être décisionnaire sur son régime de détention, quand on cherche à saisir les raisons de ce surcroît de cruauté obstinée, on n’en trouve qu’une : au terme d’un processus médiatico-politique pluridécennal qu’il faudra bien analyser un jour, on a fini par faire de Cesare, bien malgré lui, l’épouvantail parfait de ces années 70 qui continuent à incarner le cauchemar des classes dirigeantes.

On en est là aujourd’hui : exiger que la vérité historique d’une époque fondatrice soit enfin examinée en dehors des diktats de la vérité officielle, est un combat étroitement lié à la bataille pour sauver la vie, la simple survie biologique d’un homme.

Ci-après, on lira trois textes :

— Une lettre de Valentine Battisti à un journaliste français. La clarté de son exposé sur la situation de Cesare, et sa simple sincérité nous ont paru la meilleure manière de faire comprendre l’urgence du moment.

— La lettre de Cesare Battisti exposant les raisons pour lesquelles il entre en grève de la faim et de toutes ses thérapies.

— Une lettre d’un groupe de ses amis.

Pour l’heure, face au mur de silence médiatique et à la haine compacte qui entoure notre camarade, nous n’avons pas dans l’immédiat de géniale idée sur la façon d’avancer. Nous sommes preneurs de toute suggestion. Une seule chose est sûre : le temps presse.


Voir en ligne : http://www.defenddemocracy.press/ce...

   

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